Trek Annapurna itinéraire
Tu prépares un trek des Annapurna en 10 jours et tu te demandes comment organiser ton trek au Népal ? Que ce soit pour définir ton itinéraire dans les Annapurna, ton budget ou choisir entre partir seul ou avec une agence, tu es au bon endroit.
Dans cet article, je te partage mon expérience complète du circuit des Annapurna, avec un itinéraire détaillé jour par jour, tous mes conseils pratiques et les erreurs à éviter pour profiter pleinement de ce trek dans l’Himalaya.
Si tu es arrivé ici, c’est peut-être que, comme moi, tu as été inspiré par le livre Kilomètre Zéro… ou simplement par l’envie irrésistible de te retrouver face aux paysages mythiques de l’Himalaya. Le tour des Annapurna est considéré comme l’un des plus beaux treks au monde et après l’avoir fait, je comprends totalement pourquoi.
Ce que je ne savais pas avant de partir, c’est à quel point ce trek au Népal allait être éprouvant physiquement et mentalement. Je n’avais jamais fait de trek de ce niveau. Je ne savais pas comment mon corps allait réagir à l’altitude. Et honnêtement, je n’étais même pas sûre d’aller jusqu’au bout.
Voici tout ce que tu dois savoir avant de te lancer.

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C’est quoi le tour des Annapurna exactement ?
Le circuit des Annapurna est bien plus qu’un simple trek au Népal. C’est une aventure de plusieurs jours à travers les montagnes du centre du Népal, qui peut couvrir entre 160 et 230 km selon l’itinéraire choisi et l’utilisation (ou non) des transports.
Concrètement, ce trek dans les Annapurna fait le tour complet du massif en traversant deux vallées très différentes, avec un point culminant mythique : le col du Thorong La, à 5 416 mètres d’altitude.
La plupart des trekkeurs choisissent de faire le parcours dans le sens antihoraire — et honnêtement, après l’avoir vécu, je comprends totalement pourquoi. La montée est plus progressive, ce qui aide vraiment pour l’acclimatation.
Et crois-moi, ce n’est pas un détail. Nous, rien que la descente depuis le col a été une vraie épreuve : une pente interminable, presque trois heures à enchaîner les pas sans répit. Alors imaginer faire ça en montée… clairement, je ne te le recommande pas 😅
Bref, c’était mon tout premier trek, et clairement je n’étais pas totalement à l’aise. Je ne savais pas du tout comment mon corps allait réagir à l’altitude, ni même si j’allais réussir à aller jusqu’au bout.
Quelle est la meilleure période pour faire un trek au Népal ?
Si tu prévois un trek au Népal, le choix de la période est super important — ça peut vraiment changer ton expérience du tout au tout.
Globalement, il y a deux grandes périodes idéales pour faire le trek des Annapurna en 10 jours :
🌸 Le printemps (mars à mai) : C’est l’une des meilleures périodes pour partir. Les températures sont agréables, il pleut peu et les conditions de randonnée sont vraiment top.
C’est aussi la haute saison, donc tu croiseras pas mal de trekkeurs — ce qui peut être un vrai plus si tu voyages seul et que tu veux rencontrer du monde.
De mon côté, je suis partie début mars. On a eu globalement une super météo… sauf une tempête de neige assez intense qui nous a obligés à accélérer le rythme 😅 Résultat : on a terminé le trek en 7 jours au lieu des 10 prévus.
🍂 L’automne (septembre à novembre) : C’est la période la plus populaire. Après la mousson, l’air est ultra clair et les paysages sont juste incroyables, avec des vues parfaitement dégagées sur l’Himalaya.
🌧️ L’été (juin à août) : Franchement, à éviter si tu peux. C’est la mousson, donc beaucoup de pluie, des sentiers glissants et souvent moins de visibilité.
Certains treks restent faisables dans des zones plus sèches, mais pour le circuit des Annapurna, ce n’est clairement pas la période idéale.
❄️ L’hiver (décembre à février) : C’est possible, mais il faut être bien préparé. Les températures peuvent être très froides, surtout en altitude, et le col du Thorong La peut parfois être fermé en cas de fortes chutes de neige.
Faire le circuit des Annapurna avec ou sans guide ?
C’est une question que beaucoup se posent avant de se lancer dans le trek des Annapurna en 10 jours : faut-il partir avec un guide ou non ?
La réponse est simple : les deux sont possibles. Tu peux tout à fait faire le circuit des Annapurna sans guide, mais ça demande quand même une bonne préparation et un minimum d’expérience en montagne.
Faire le tour des Annapurna sans guide : mon expérience
De mon côté, j’ai fait le choix de faire ce trek au népal sans guide, mais pas totalement “seule”. J’étais accompagnée d’une personne très expérimentée, quelqu’un qui avait déjà réalisé de nombreux treks, y compris le camp de base de l’Everest Base Camp sans guide. Autant dire que j’avais confiance.
Et même dans ces conditions, il y a eu des moments difficiles. La tempête de neige qui nous a forcés à accélérer. Les jours où j’étais physiquement à plat. Le moment à Thorong Phedi où j’avais épuisé toutes mes réserves d’énergie sans avoir de snack sur moi. Ce sont des situations où un guide expérimenté fait vraiment la différence, pas juste pour montrer le chemin, mais pour anticiper, gérer et rassurer.
Pourquoi je recommande quand même un guide
Avec le recul, si je n’avais pas eu cette personne expérimentée à mes côtés, j’aurais pris un guide sans hésiter. Voici pourquoi :
- La sécurité en altitude — Le mal des montagnes peut toucher n’importe qui, même les plus sportifs. Un guide connaît les signes, sait quand il faut descendre, et peut prendre les bonnes décisions rapidement quand ton cerveau manque d’oxygène et que tu ne raisonnes plus très bien.
- La gestion des imprévus — Météo qui tourne, sentier impraticable, lodge complet, blessure… Sur ce circuit, les imprévus font partie du jeu. Un guide local connaît les alternatives, les raccourcis, les bonnes personnes à appeler.
- La richesse humaine et culturelle — C’est peut-être ce que j’ai le plus regretté de ne pas avoir. Un guide local te raconte les villages traversés, les traditions, l’histoire des montagnards. C’est une dimension du trek qu’on ne peut pas remplacer par un guidebook.
- La tranquillité d’esprit — Et ça, ça n’a pas de prix. Pouvoir se concentrer uniquement sur la marche, les paysages et l’expérience — sans gérer la logistique, les permis, les hébergements — c’est un luxe qui change vraiment le vécu du trek.
Mon conseil final
Si c’est ton premier trek en haute altitude, si tu voyages seul, ou si tu veux vraiment profiter sans te prendre la tête, prends un guide. Et si tu cherches une agence sérieuse avec des guides francophones ou anglophone qui connaissent le circuit des Annapurna comme leur poche, je te renvoie vers Adventure Nepalaya, l’agence que je recommande à 100%.
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Tu veux faire ce trek accompagné ?
Adventure Nepalaya, c’est une agence locale avec des guides francophones et anglais qui connaissent le circuit des Annapurna mieux que personne.
Itinéraire sur mesure, logistique 100% gérée, accompagnement humain du début à la fin. Pour vivre ce trek l’esprit libre — c’est exactement ça leur force.
J’ai eu l’occasion de rencontrer Shyam, le gérant. Quelqu’un de vraiment bienveillant, qui n’a pas hésité à nous aider pendant le trek… alors même que nous ne partions pas avec lui. N’hésite pas à mentionner le nom du blog lors de ta prise de contact. 😊
👉 Contacter Adventure NepalayaLes démarches pour faire le trek en solo
Si tu envisages de faire ce trek au Népal en solo, sache que la démarche reste assez simple. De notre côté, on a fait la demande de permis directement en ligne avant le départ. Je l’ai fait sur ce site, et ça prend 5 minutes.
Faut-il prendre un porteur ?
Concernant les porteurs, on a choisi de ne pas en prendre. Avant de partir, on a laissé une partie de nos affaires dans notre hôtel à Pokhara, pour ne garder que l’essentiel dans nos sacs.
Mais là encore, c’est très personnel. Si tu préfères marcher plus léger, prendre un porteur peut vraiment changer ton expérience. Et même si tu n’en prends pas au départ, rien n’est figé : tu peux en trouver assez facilement en cours de route, la plupart des lodges peuvent t’aider à en organiser un si tu changes d’avis.
Tour des Annapurna carte
On a choisi de sauter les premières étapes classiques en jeep, de Pokhara jusqu’à Chame, ce qui nous a permis de gagner du temps sans manquer les paysages essentiels du trek. Cette option était d’autant plus intéressante que la qualité de l’air était vraiment mauvaise ces jours-là, rendant la visibilité assez limitée. On a pu commencer le trek directement là où ça devenait vraiment spectaculaire ! Ci-dessous une carte pour te repérer.

Tour des Annapurna étapes : Mon itinéraire détailé jour par jour
Comme je te le disais au début de l’article, l’itinéraire classique du trek des Annapurna en 10 jours peut se faire sur une dizaine de jours.
De notre côté, on a dû l’adapter en cours de route. Une tempête de neige était en approche, ce qui nous a poussés à accélérer le rythme et à écourter certaines étapes. On a finalement bouclé le trek en 7 jours, en faisant l’impasse sur le lac Tilicho.

Jour 1 — Pokhara → Chame en jeep → Brathang à pied
Chame : 2 630 m → Brathang : 2 840 m | D+ : +210 m | Distance : ~5 km | Durée marche : ~2h
Ça y est, c’est le jour J ! Départ tôt le matin depuis Pokhara. On réserve une jeep directement via notre logement à Pokhara, direction le point de départ du trek.
Le trajet longe la vallée de la Marsyangdi pendant plusieurs heures. Entre routes complètement défoncées et paysages déjà incroyables, on ne sait pas trop où donner de la tête. Après environ 7 heures de route, avec une pause déjeuner au passage, on arrive enfin à Chame en début d’après-midi.
Les jambes sont un peu secouées par le trajet (les routes ne sont clairement pas toujours goudronnées 😅), mais mentalement, ça y est… on est déjà plongés dans le trek.
Pour info, Chame est le chef-lieu du district de Manang , on y trouve des petites échoppes, des pharmacies et les derniers distributeurs avant le col.
On marche en ce premier jour seulement 2 heures car le temps se couvre et pour ne pas trop forcer en ce premier jours, on s’arrête pour la nuit au Brathang Farm Lodge, et là, belle surprise. Un lodge de standing correct, propre, avec de vraies chambres et une cuisine soignée. Bon, ça a clairement fait exploser le budget du premier soir 😅 mais honnêtement… c’était exactement ce qu’il me fallait pour bien démarrer (physiquement et moralement). Et de toute façon, c’est le seul hébergement du coin, donc pas vraiment le choix.
Nuit 1 : Brathang – Farmhouse Brathang (30€)
Conseil : profite du confort ici, les nuits suivantes seront plus rustiques.
Jour 2 — Brathang → Ngawal via Upper Pisang et le Green Lake
Brathang : 2 840 m → Upper Pisang : 3 300 m → Ghyaru : 3 730 m → Ngawal : 3 660 m | D+ : +890 m | Distance : ~17 km | Durée : 7-8h
La plus belle étape du trek selon moi. On quitte Brathang vers 8 heures et on grimpe progressivement vers Upper Pisang à 3 310 m d’altitude, puis c’est une montée de 5 km et 3 heures jusqu’à Ghyaru à 3 730 m, raide, mais chaque mètre gagné révèle une vue plus spectaculaire sur l’Annapurna II.
Juste avant Ghyaru, on passe le Green Lake, un petit lac d’altitude d’un vert turquoise. Aucun guide ne le mentionne vraiment.
Ensuite direction le village de Ngawal, à environ 3 660 m d’alitude, est un village perché au-dessus de la vallée principale, avec une vue panoramique exceptionnelle sur les Annapurnas. Son monastère, légèrement au-dessus du village, offre l’un des points de vue les plus saisissants de tout le circuit. J’ai vraiment adoré cette étape… avec le recul, je pense même que c’était ma préférée de tout le trek. De plus j’ai adoré le logement.
Nuit 2 : Ngawal – Tibet guest house (500 NPR soit 3€)



Jour 3 — Ngawal → Manang
Ngawal : 3 660 m → Manang : 3 560 m | D+ : +200 m / D- : -300 m | Distance : ~9 km | Durée : 3-4h
Départ vers 8h30, on descend vers la vallée principale en passant par Braga, puis on remonte légèrement jusqu’à Manang.
On avait prévu de faire le détour par le lac Tilicho depuis Manang, le lac d’altitude à 4 919 m qui figure sur tous les posts Instagram du circuit. Mais la météo en décidait autrement : des nuages menaçants s’accumulaient sur les crêtes et les locaux nous ont clairement déconseillé de traîner. Avec le col de Thorong La dans le viseur, impossible de prendre le risque d’être bloqués par la neige. Tilicho attendra un prochain voyage.
Mais Manang compense largement. On y trouve des boulangeries, des cafés, et même des boutiques de matériel, un vrai petit “confort” au milieu du trek.
Manang : Le dernier village avant la haute montagne
C’est aussi le dernier village accessible par la route. Après ça, plus rien… juste la montagne. Du coup, on en profite : on mange bien, on recharge les batteries, et on se couche tôt, bien nourris et bien reposés pour la suite.
💡Si tu as un peu de marge dans ton itinéraire, je te conseille vraiment de rester deux nuits à Manang, la journée d’acclimatation est fortement recommandée, et ce n’est pas pour rien. De notre côté, en version un peu express, on n’y a passé qu’une seule nuit, mais à ne pas recommander.
Ce qu’il faut absolument prévoir avant de quitter Manang
D’ailleurs, à Manang, j’en ai profité pour aller chercher du Diamox, un médicament souvent utilisé en montagne pour aider à gérer les effets de l’altitude. Après ce village, tu n’en trouveras plus, donc mieux vaut anticiper si tu penses en avoir besoin.
Et heureusement que je l’ai fait… parce que j’en ai finalement eu besoin. Je t’explique ça un peu plus bas.
Nuit 3 : Manang – Gangapurna hotel (750 NPR soit 4,50€)



Tilicho Lake
Mon conseil perso : ne zappe pas le détour par Tilicho Lake (entre Manang et Yak Kharka). C’est un effort supplémentaire, mais ce lac à 4 919 m est parmi les plus beaux. Nous ne l’avons pas fait, mais était initialement sur notre itinéraire. En raison de la météo moyenne en approche on a décidé d’acceler pour passer le pass.
Jour 4 — Manang → Yak Kharka
Manang : 3 560 m → Yak Kharka : 4 050 m | D+ : +490 m | Distance : ~9 km | Durée : 3-4h
Le paysage change radicalement dès qu’on quitte Manang. Yak Kharka, littéralement “pâturages à yaks” — porte bien son nom : des yaks partout autour des lodges, impassibles dans le froid.
L’air est nettement plus raréfié. On arrive en début d’après-midi, avec finalement toute la fin de journée devant nous. Mais à cette altitude, le programme est simple : ralentir.
On ne fait pas grand-chose, on discute un peu, on mange, on observe les montagnes autour de nous… et surtout, on se repose. C’est un moment un peu suspendu, où tu comprends que dans ce genre de trek, ce n’est pas toujours l’action qui compte, mais aussi ces pauses, ces moments où tu laisses simplement ton corps s’adapter.
Nuit 4 : Yak Karka – hotel Thorong Peak (500 NPR soit 3€)
Jour 5 — Yak Kharka → Thorong Phedi
Yak Kharka : 4 050 m → Thorong Phedi : 4 450 m | D+ : +400 m | Distance : ~6,5 km | Durée : 4-5h
Vers Thorong Phedi : fatigue, altitude et premières difficultés
Le tronçon jusqu’à Thorong Phedi est assez exigeant. On traverse des zones de terrain instable, entre éboulis et pierriers, ce qui demande pas mal de concentration… surtout avec la fatigue qui commence à s’accumuler.
On arrive assez tôt à Thorong Phedi, avec un objectif simple : se reposer au maximum avant le passage du col le lendemain.
Pour gagner du temps, on avait décidé de combiner deux étapes en une afin de se rapprocher le plus possible du Thorong La. Thorong Phedi, situé à 4 450 m, est le dernier point de ravitaillement avant High Camp, à 4 800 m, le camp de base final avant l’ascension.
⚠️ Les premières difficultés physiques
Et c’est justement là que les choses ont commencé à se compliquer pour moi. J’ai commencé à me sentir vraiment faible. Sur le moment, j’ai pensé au mal des montagnes… mais avec le recul, je pense que c’était un mélange de plusieurs facteurs.
La nuit précédente, j’avais dormi à peine trois heures. Et surtout grosse erreur, je n’avais pris aucun snack avec moi. Résultat : vers les trois quarts du chemin, grosse fringale, plus d’énergie, et rien pour compenser. Autant dire que les derniers kilomètres ont été très longs.
Changement de plan stratégique
J’arrive à Thorong Phedi complètement vidée, sans énergie. Et à ce moment-là, une chose devient claire : impossible d’enchaîner directement avec le col le lendemain matin.
On décide donc de s’adapter. Finalement, on choisit de monter jusqu’au High Camp pour couper l’effort… une décision qui n’était pas prévue au départ, mais qui s’est révélée être la meilleure option. Je t’explique pourquoi juste après.
C’est aussi à ce moment-là que je prends un demi-comprimé de Diamox. Honnêtement, je pense que ça m’a aidée, même si le repos dans l’après-midi a clairement joué aussi.
Petit à petit, je récupère un peu d’énergie… juste assez pour envisager la suite.
Nuit 5 : Thorong Pedi – Thorong Pedi Base Camp Lodge (gratuit si repas pris sur place)




Jour 6 — Thorong Phedi → High Camp
Thorong Phedi : 4 450 m → High Camp : 4 800 m | D+ : +350 m | Durée : ~2h
Une étape courte, mais stratégique. L’objectif est simple : monter jusqu’au High Camp pour réduire au maximum la distance avant le passage du col le lendemain.
La montée est raide, et l’air se fait de plus en plus rare. On avance lentement, en prenant le temps, avec des pauses régulières pour reprendre notre souffle. Après environ deux heures d’effort, on arrive enfin au High Camp.
Et comme souvent depuis quelques jours, le programme est assez clair : repos.
On arrive assez tôt, ce qui nous laisse toute l’après-midi pour récupérer. On se pose, on discute un peu… et surtout, on économise notre énergie. Ici, il n’y a pas grand-chose à faire à part attendre le grand moment du lendemain.
Mes ampoules au pieds
De mon côté, j’en profite pour m’occuper de mes pieds, parce que depuis Manang, je traîne des ampoules assez violentes.
Je décide donc de me faire un petit bain de pieds improvisé avec du sel de l’Himalaya que j’avais récupéré un peu plus bas. Un moment simple, mais qui fait un bien fou après plusieurs jours de marche.


La nuit tombe vite, et le froid devient intense. À cette altitude, les températures descendent facilement sous les -10°C. On se couche tôt, emmitouflés dans toutes nos couches, avec une seule idée en tête : être en forme pour le passage du col.
Nuit 6 : High camp – Thorong High camp (500 NPR soit 3€)


Jour 7 — High Camp → Thorong La (5 416 m) → Muktinath
High Camp : 4 800 m → Thorong La : 5 416 m → Muktinath : 3 800 m | D+ : +616 m / D- : -1 616 m | Durée : 7-8h
Le jour qu’on attendait le plus ! Réveil à 4h. Frontale, couches thermiques, bâtons. On attaque le col dans le noir et le froid mordant.
La montée depuis le High Camp est progressive, mais exigeante, compte environ 2 à 3 heures pour atteindre le sommet. Et là, on réalise à quel point on a bien fait de dormir au High Camp.
Très vite, les mots disparaissent. On ne parle plus. On avance en silence, un pas après l’autre, concentrés uniquement sur notre respiration et sur le prochain mouvement. Puis, doucement, le jour se lève.
On atteint les drapeaux de prière du Thorong La, à 5 416 mètres d’altitude. Un de ces moments suspendus… où les mots deviennent inutiles et qui restera gravé dans ma mémoire !





1 600 m de descente : le dernier défi du trek
Si tu penses que la montée est le plus dur, détrompe-toi. La descente vers Muktinath est longue — 1 616 mètres de dénivelé négatif et franchement exigeante pour les genoux.
Mais à chaque virage, le paysage se transforme. La végétation réapparaît, la chaleur revient, l’air devient plus dense… et peu à peu, on redescend à la réalité.
On arrive à Muktinath épuisés, soulagés… et, de façon assez inattendue, un peu tristes que tout soit déjà terminé.
Je t’avoue que j’ai un avis assez mitigé sur Muktinath. J’ai vraiment eu cette sensation étrange de faire un bond dans le temps en arrivant là-bas. Personnellement, une nuit m’a largement suffi.



Jour 8 — Muktinath → Kagbeni → Tatopani
Muktinath : 3 800 m → Kagbeni : 2 810 m → Tatopani : 1 190 m
Trek terminé, place au mode touriste. On prend une voiture et on s’accorde une dernière nuit de découverte avant de rentrer sur Pokhara.
Premier arrêt : Kagbeni à 2 810 m. Un village médiéval fortifié aux ruelles labyrinthiques, aux murs de pierres ocres et à l’atmosphère tibétaine. Un endroit hors du temps qu’on n’aurait jamais pris le temps de visiter autrement. On en profite pour visiter le temple de la ville.

Deuxième arrêt : Tatopani et ses sources d’eau chaude naturelles à 1 190 m. Après sept jours de trek, plonger ses jambes dans ces bassins thermaux tient du miracle. Un arrêt absolument indispensable, ne le zappe sous aucun prétexte. On y reste une nuit.
Nuit : Tatopani Guest House & Thakali Bhancha Ghar (1000 NPR)

Jour 9 – retour Pokhara
Retour sur Pokhara en fin de journée, la tête pleine de souvenirs et les mollets en feu. → Découvre mon article complèt sur que faire à Pokhora.
Logement : Naaman Boutique Hotel
Budget trek circuit de l’Annapurna
Le logement ne coûte presque rien dans les tea houses, surtout si tu manges sur place. Le vrai poste de dépense, c’est plutôt la nourriture, qui augmente avec l’altitude, mais ça reste globalement bien moins cher que chez nous.
Côté équipement, pas de stress : tu peux facilement trouver tout le matériel de randonnée directement sur place, que ce soit à Katmandou ou à Pokhara, souvent à des prix très abordables. Au final, même en partant sans équipement, il est tout à fait possible de faire ce trek avec un budget raisonnable.
→ J’ai écrit un article complet sur mon budget ici.
✈️ Assurance voyage recommandée
Voyager l’esprit libre, c’est aussi être bien couverte en cas d’imprévu (maladie, accident, hospitalisation, rapatriation,…). Voici deux options fiables selon la durée de ton séjour Une assurance voyage est indispensable.
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⏱️ Pour un voyage de moins de 15 jours, AVA Pass est une option plus simple et plus économique.
👉 Découvrir AVA PassQuels équipements sont nécessaires sur le circuit des Annapurnas ?
| Équipement Homme | Équipement Femme |
|---|---|
| 2 paires de chaussettes de randonnée + 1 paire pour le soir | 2 paires de chaussettes de randonnée + 1 paire pour le soir |
| 1 bonne paire de chaussures de randonnée | 1 bonne paire de chaussures de randonnée |
| 1 paire de tongs / sandales pour le soir et la douche | 1 paire de tongs / sandales pour le soir et la douche |
| 4 caleçons | 4 culottes |
| 1 pantalon technique convertible en short | 1 pantalon technique convertible en short |
| 1 sous-vêtement thermique jambes longues | 1 sous-vêtement thermique jambes longues |
| 1 pantalon pour le soir | 2 t-shirts mérinos (1 manches longues, 1 manches courtes) |
| 2 t-shirts mérinos (1 manches longues, 1 manches courtes) | 1 débardeur |
| 1 t-shirt coton pour le soir | 2 polaires (1 fine et 1 chaude) |
| 1 pull | |
| 1 coupe-vent imperméable | 1 coupe-vent imperméable |
| 1 paire de gants | 1 paire de gants |
| 1 cache-cou | 1 cache-cou |
| 1 casquette | 1 casquette |
| 1 bonnet | 1 bonnet |
| 1 paire de lunettes de soleil | 1 paire de lunettes de soleil |
| 1 maillot de bain (pour les sources chaudes) | 1 maillot de bain (pour les sources chaudes) |
Équipements supplémentaires
| Crème solaire | Poche à eau |
| Baume à lèvres | Serviette micro-fibre |
| Trousse à pharmacie (diamox, anti-inflammatoires, anti-diarrhéique, doliprane, pansements…) | |
| Couteau suisse | |
| Appareil photo | Corde |
| GoPro | Shampooing et savons solides |
| 2 téléphones avec maps.me téléchargée | Papier toilette ! Il n’y en a jamais dans les lodges |
| Batterie portable | Barres de céréales |
| Lampe frontale pour le pass |
Mon avis sur le matériel
Globalement, notre équipement a bien tenu le coup contre le froid pendant les journées de trek. Pour ma part, j’ai trouvé qu’un cache cou suffisait, pas besoin d’écharpe.
Les bâtons de marche peuvent vraiment aider, surtout sur les longues étapes ou dans les descentes glissantes. Je n’en ai pas eu vraiment besoin pour ma part.
Côté hydratation, j’avais une poche à eau dans mon sac, ce qui est super pratique pour boire régulièrement sans avoir à s’arrêter toutes les 5 minutes. Dans certains villages, des réservoirs d’eau potable permettent aussi de remplir une gourde normale contre quelques roupies.
La nuit, le froid n’a jamais été un vrai problème dans le lodge, mais entre la fin de la randonnée et l’allumage du feu, on a parfois eu bien froid.
La petite astuce pour les soirées
Si tu veux passer des nuits au chaud sans te transformer en glaçon dans ton sac de couchage, J’ai l’astuce qu’il te faut ! Emporte deux petites bouteilles d’un demi-litre et, une fois arrivé au lodge, demande qu’on les remplisse d’eau chaude. Résultat ? Deux bouillottes improvisées, parfaites pour se réchauffer dans le lit et faire fondre la glace dans tes orteils ! 😄
Conclusion de ce trek dans les Annapurna
Pour être honnête, ce trek était un vrai défi pour moi et je l’appréhendais beaucoup. L’anxiété était bien là, parce que je savais que ça allait être une énorme sortie de ma zone de confort, quelque chose que je n’avais jamais expérimenté auparavant. Malgré tout, quelque chose en moi me poussait à tenter l’aventure et à me confronter à cette expérience unique.
Avec le recul, ce voyage a été intense à la fois physiquement et surtout mentalement. Mais je suis tellement heureuse d’avoir relevé ce défi : c’est une expérience de vie qui marque. Gravir une montagne change quelque part notre regard sur nous-mêmes et sur ce qu’on est capable de faire. On en retire plein d’enseignements, et je pense que c’est quelque chose que je recommanderais à tout le monde.
Tour des Annapurna difficulté
Il n’y a pas besoin d’être un sportif accompli pour se lancer. Bien sûr, je suis quelqu’un de plutôt actif, mais avec un peu de préparation et de motivation, tout le monde peut tenter l’aventure et vivre ce type d’expérience unique.
Tour des Annapurna 10 jours : FAQ
Combien de jours pour faire le tour des Annapurna ?
En théorie, environ 12 jours selon ton rythme. Nous, on l’a bouclé en 7 jours à cause d’une tempête de neige qui approchait et qui nous a forcés à accélérer. Ce n’est clairement pas ce que je recommande, si tu peux, prends au minimum 10 jours pour profiter et bien t’acclimater.
Faut-il un guide pour le circuit des Annapurna ?
Non, c’est faisable sans, on l’a fait. Mais avec le recul, si je n’avais pas été accompagnée d’une personne très expérimentée, j’aurais pris un guide. L’altitude, la fatigue et les imprévus météo ne pardonnent pas. C’est une décision personnelle, mais je ne la prendrais pas à la légère.
Quel budget prévoir pour le trek des Annapurna ?
Ça dépend de ton style de voyage, mais globalement c’est un trek très abordable. Le logement dans les tea houses coûte presque rien si tu manges sur place, et la nourriture reste raisonnable même si les prix montent avec l’altitude. J’ai écrit un article complet sur le budget ici → [lien].
Quels permis faut-il pour le circuit des Annapurna ?
Deux permis obligatoires : le permis ACAP (Annapurna Conservation Area Permit). On l’a fait en ligne avant le départ, c’est assez simple. Prévois environ 18€.
Quelle est la meilleure période pour faire le trek ?
Mars-mai et octobre-novembre sont les deux fenêtres idéales. Moi j’étais début mars, globalement super météo, mais on a quand même eu une tempête de neige qui nous a obligés à revoir notre plan. La montagne reste imprévisible, quelle que soit la saison.
Le col de Thorong La est-il difficile ?
Physiquement oui, 5 416 mètres, départ à 4h du matin dans le froid, et une descente de 1 600 mètres qui fait souffrir les genoux. Mais techniquement non, pas besoin d’équipement d’alpinisme. Ce qui rend ce col difficile, c’est uniquement l’altitude. Avec une bonne acclimatation et un départ tôt, c’est tout à fait faisable. J’ai écrit un article complet dessus → [lien].

