Il y a quelques années, je me suis retrouvée plantée dans mon couloir, les clés de voiture à la main, incapable de sortir de chez moi pour aller au travail. Mon corps m’a dit qu’il était temps de changer et de commencer à me choisir.

Si tu es là, c’est peut-être que toi aussi tu t’oublies. Que tu donnes tout aux autres et qu’il ne reste plus grand-chose pour toi. Se choisir, ça peut sonner égoïste, presque interdit. Je te le dis tout de suite : ça ne l’est pas. C’est même le contraire : sans doute le plus beau des cadeaux que tu puisses te faire.

Dans cet article, tu vas comprendre pourquoi il est si difficile de se choisir et comment j’ai appris à le faire, en commençant par des voyages extérieurs qui allaient finalement devenir le début d’un profond voyage intérieur.

En fin d’article, je t’explique aussi comment mon accompagnement holistique Voyage Vers soi est né.

Belle lecture !

Se choisir, ça veut dire quoi au juste ?

Ça veut dire arrêter de te mettre en dernier. C’est reconnaître tes besoins profonds au lieu de les ignorer, accueillir tes émotions, poser tes limites, et faire des choix qui te ressemblent, même quand ils dérangent un peu autour de toi.

À savoir : ce n’est pas te couper des autres. C’est revenir à toi pour mieux exister, dans ta vie comme dans tes relations. Ce n’est pas un rejet de l’autre, mais un acte de respect envers toi. Et ça commence par un pas essentiel : mieux te connaître.

Pourquoi se choisir, c’est si difficile

Parce qu’on ne nous a jamais appris à le faire. Depuis petites, on nous a conditionnées à plaire, à faire passer tout le monde avant nous. À croire que notre valeur dépend de ce qu’on donne, de ce qu’on coche sur la liste.

Alors on s’oublie. On ignore les signaux que le corps nous envoie :

  • ces fatigues inhabituelles qu’on balaie d’un revers de main ;
  • ces tensions qu’on apprend à ignorer ;
  • ces émotions refoulées qui s’accumulent en silence.

Et dès qu’on ose penser à soi, la culpabilité débarque. On tourne dans un cercle vicieux : je fais, je fais encore, et j’ai toujours l’impression de ne jamais assez faire. On nous a répété que prendre soin de soi, c’était égoïste. C’est faux, et c’est ce qui finit par nous faire exploser en plein vol.

Les peurs qui te retiennent

Si tu n’oses pas encore, c’est normal. Ce pas fait remonter des peurs bien ancrées :

  • la peur de décevoir et du jugement des autres ;
  • la peur de te retrouver seule ;
  • la peur de te tromper, de faire le mauvais choix.

Ces peurs sont profondément humaines. Les reconnaître avec honnêteté, sans chercher à les fuir, c’est déjà commencer à t’en libérer.

En toi cohabitent deux voix : celle de l’ego et celle de l’âme.

L’ego cherche à te maintenir dans ce qu’il connaît et considère comme sécurisant, même lorsque cela ne te convient plus et t’empêche d’avancer. Il se nourrit souvent de tes peurs, de tes croyances et de tes doutes.

En prendre conscience, c’est déjà faire un premier pas.

L’âme, elle, parle autrement. C’est cette petite voix intérieure, ton intuition, cette sensation profonde qui te souffle ce qui est juste pour toi, même lorsque ton mental te dit le contraire.

Apprendre à les distinguer, c’est peu à peu apprendre à te choisir et à écouter ce qui vient vraiment de toi.

Se choisir n’est pas égoïste, c’est un acte d’amour

Tu connais la consigne dans l’avion : en cas de problème, tu mets ton masque à oxygène avant de le poser sur ton enfant. C’est pas par égoïsme, mais c’est parce que tu ne peux aider personne si tu manques d’air toi-même.

C’est exactement pareil dans la vie. Tu ne peux pas offrir ta pleine présence aux autres si tu n’es pas présente pour toi. S’aimer, c’est un choix. Et passer parfois avant, c’est la condition pour aimer pleinement, sans t’épuiser. Prendre soin de toi devient le plus bel acte d’amour.

Comment j’ai appris à me choisir (mon histoire)

Pendant dix ans, j’ai été salariée. Un CDI, une vie bien rangée et je m’étais promis que le travail n’empiéterait jamais sur mon équilibre. Sauf qu’un jour, la colère est montée, la fatigue est devenue permanente, et mon système nerveux a lâché.

Le burn-out, je ne l’ai pas vu venir : on est dans le déni total. C’est une collègue qui m’a fait prendre conscience que j’avais touché le fond. Ce matin-là, dans le couloir, incapable de partir travailler, j’ai compris que tout mon être me figeait pour me forcer à changer.

Je n’ai jamais vu ce burn-out comme un échec. Avec le recul, je comprends qu’il n’y a pas de « mauvaises » périodes dans une vie. Certaines viennent nous confronter, d’autres nous ralentir, et certaines sont là pour nous élever.

Ce burn-out m’a obligée à m’arrêter, à écouter ce que je refusais d’entendre et à réaliser que je vivais une vie qui n’était plus vraiment la mienne. Parfois, ce que l’on vit comme une chute est en réalité une invitation à revenir à soi. La question est : La question est : quelle porte vas-tu choisir ?

Le voyage, ce qui m’a vraiment aidée à revenir à moi

Mon tout premier grand pas vers moi, c’est un aller simple. À 21 ans, je suis partie seule aux États-Unis. J’étais tétanisée à l’idée de monter dans l’avion, et pourtant, c’est là que j’ai commencé à me faire confiance. Je te raconte ce premier voyage solo aux États-Unis et ce qu’il m’a appris.

Des années plus tard, le Népal a fini le travail. J’ai fait le tour des Annapurnas, et la montagne m’a appris une chose que je n’ai jamais oubliée : on ne se transforme pas d’un coup. Il y a des paliers à franchir, parfois même des pas en arrière avant de remonter. Ce trek dans l’Annapurna reste l’un des moments où je me suis le plus choisie.

Autorise-toi à expérimenter de nouvelles choses ! C’est là que tu vas le plus grandir.

Comment commencer à te choisir, concrètement

Ce n’est pas une décision qu’on prend une fois pour toutes, mais une démarche, un cheminement fait de petites décisions. Ce travail de développement personnel commence par des micro-actions, celles qui m’ont sortie du mode survie :

  • Le journaling : dix minutes, trois fois par semaine, pour poser tes émotions sur papier. C’est gratuit, et ça révèle des schémas que tu ne vois pas autrement.
  • La méditation : pas pour arrêter de penser, mais pour voir tes pensées passer et revenir au moment présent, à ton souffle. Un outil puissant pour apaiser ton système nerveux.
  • Le mouvement : ton corps, c’est de l’énergie. Bouger, quelle que soit la forme, reste un des moyens les plus puissants de te reconnecter à toi.
  • L’alimentation et l’écoute de tes sensations : ta faim, ta fatigue, ton besoin de ralentir. Ces signaux ne mentent jamais.

Mon conseil : commence par des actions si petites que tu ne peux pas échouer. C’est important : c’est comme ça que la confiance se construit et que tu apprends à passer avant, sans pression.

Oser dire non fait aussi partie du chemin. Chaque fois que tu dis oui quand ton cœur voudrait refuser, tu t’abandonnes un peu. Poser tes limites, prendre conscience de ce que tu ressens au fond, c’est déjà important pour toi.

J’ai également participé à une retraite silencieuse pour me reconnecter pleinement à moi, que tu peux lire si cela t’intéresse.

La question qui m’a tout fait remettre en question

Prends le temps d’y répondre honnêtement. Imagine-toi à 80 ans : serais-tu fière de la vie que tu vis aujourd’hui ? Ou y aurait-il des regrets, des choses que tu n’as pas osées ?

Tu n’es pas née pour survivre. Tu es née pour vivre. Il est important d’en avoir conscience : il s’agit d’arrêter d’attendre le bon moment et commencer, maintenant, à honorer qui tu es.

En résumé : se choisir, c’est revenir à soi

Se choisir, c’est le contraire de l’égoïsme : c’est ce qui te permet d’être vraiment là, pour toi et pour les autres. Cette démarche demande du courage, d’accepter de sortir de ta zone de confort et d’avancer par paliers. Mais c’est le plus beau des choix, celui qui transforme une vie de l’intérieur : une vraie transformation.

Et si tu arrêtais de te choisir en dernier ?

Peut-être que tu sais déjà que quelque chose doit changer. Tu sais que tu dois davantage prendre soin de toi.
Tu sais que tu devrais ralentir, bouger, mieux manger, poser tes limites ou arrêter de dire oui quand tout ton corps te dit non.

Mais entre savoir ce qu’il faudrait faire et réussir à le mettre en place dans sa vie, il y a parfois un monde.

C’est exactement là que j’interviens. Avec mon accompagnement Voyage vers soi, j’aide les femmes qui se sont longtemps mises en dernier à revenir à elles, retrouver leur énergie et reprendre leur vie en main sans chercher à devenir quelqu’un d’autre.

On travaille sur ce qui se passe à l’intérieur, mais aussi sur ce qui se traduit concrètement dans ton quotidien : tes croyances, ton identité, tes émotions, ton rapport à ton corps, ton alimentation, ton mouvement et tes habitudes.

Parce que le but n’est pas de te donner une énième liste de choses à faire. Le but est de comprendre pourquoi tu t’abandonnes toi-même, de déconstruire ce qui te retient et de reconstruire une vie dans laquelle tu as enfin ta place.

Se choisir ne signifie pas tout quitter. Ça commence souvent par arrêter de se quitter soi-même.

Si tu sens que cet article résonne particulièrement avec ce que tu vis aujourd’hui, tu peux découvrir mon accompagnement Voyage vers soi et voir s’il pourrait être le bon chemin pour toi.

👉Réserve ton appel ici.

Pour aller plus loin

Si cet article t’a parlé, voici d’autres récits où le fait de partir m’a aidée à revenir à moi :

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